Signes indiquant que votre bébé est prêt à marcher

Un enfant ne commence pas systématiquement par le quatre pattes avant de se mettre debout. L’ordre des étapes varie d’un individu à l’autre, sans incidence sur l’acquisition de la marche. Certains bébés traversent une phase dite de « cruising », déplacement en s’appuyant sur les meubles, tandis que d’autres se lancent directement sans soutien intermédiaire.

La chronologie classique n’est respectée que par une minorité. Les premiers signes ne relèvent pas uniquement des jambes, mais impliquent tout le développement postural, l’équilibre et la coordination globale. L’observation attentive de ces indices permet une meilleure compréhension du rythme propre à chaque enfant.

Comprendre le développement moteur avant la marche

Avant que le bébé ne se lance dans ses premiers pas, tout un travail d’orfèvre s’opère dans l’ombre : ramper, s’asseoir, se redresser, puis, parfois, adopter la fameuse démarche à quatre pattes. Le développement moteur ne se résume pas à une suite d’étapes figées, chacun avance à sa manière, et l’âge n’impose aucune règle stricte. Certains enfants préfèrent le ramping, d’autres zappent le quatre pattes et se dressent d’un coup. Entre 9 et 18 mois, la plupart découvrent la marche, mais il n’existe pas de calendrier universel.

Ce parcours s’appuie sur plusieurs leviers : les muscles des jambes et du tronc gagnent en solidité, les bras participent à la stabilité, et la coordination se précise peu à peu. L’alimentation, riche en protéines, en calcium, en vitamines, nourrit ce cheminement et prépare le terrain pour les futures prouesses motrices.

Voici les étapes motrices que l’on retrouve fréquemment, même si leur ordre diffère d’un enfant à l’autre :

  • Ramper et avancer à quatre pattes : la coordination bras-jambes s’affine, l’enfant expérimente l’espace.
  • Se tenir debout avec appui : le corps découvre l’équilibre, les muscles se renforcent.
  • Cruising : l’exploration latérale, main posée sur un meuble, prépare la marche autonome.

Il n’y a pas de parcours idéal : chaque bébé explore, saute parfois une étape, mais tous avancent vers l’autonomie de la marche, à leur rythme.

Quels signes montrent que votre bébé est prêt à marcher ?

Observez votre enfant : il attrape le dossier du canapé, se redresse, tente de tenir debout, vacille parfois mais recommence inlassablement. Ces gestes trahissent une envie d’aller plus loin, un besoin d’explorer debout. Le « cruising » se fait plus fréquent : il se déplace le long des meubles, s’accroche, puis tente parfois de lâcher prise, ne serait-ce qu’un instant. À chaque tentative, il affine sa coordination, apprend à maîtriser son équilibre.

L’envie d’imiter les grands joue un rôle moteur. L’enfant regarde les adultes, observe la façon de marcher, puis essaie de reproduire ces mouvements, maladroitement d’abord, puis avec une prise d’assurance qui grandit au fil des essais. Les chutes sont inévitables, mais elles font partie de l’apprentissage : à chaque fois, l’enfant s’ajuste, comprend un peu mieux comment gérer sa verticalité.

Voici les signes les plus parlants qu’un bébé s’apprête à marcher :

  • Il se hisse pour se mettre debout, même brièvement.
  • Parvient à rester debout sans soutien, parfois quelques secondes.
  • Se déplace en tenant les meubles, multiplie les déplacements latéraux.
  • Fait quelques pas en tenant une main ou en s’aidant d’un objet.
  • Montre des progrès visibles en équilibre et en coordination.
  • Imite les adultes, explore de nouveaux espaces avec curiosité.

Chaque enfant avance à sa façon. Repérer ces gestes, c’est comprendre que la marche est toute proche, sans forcer le calendrier.

Petit garcon en salopette dans le jardin en train de marcher

Accompagner sereinement les premiers pas : conseils et ressources pour les parents

Pour permettre à votre bébé de découvrir la marche en toute confiance, il vaut mieux commencer par sécuriser votre intérieur. Dégagez le passage, fixez les meubles susceptibles de basculer, équipez les coins d’amortisseurs et préférez les surfaces antidérapantes. Ce cadre permet à l’enfant de tenter, chuter, recommencer, sans inquiétude excessive. Le jeu devient alors un allié de taille : proposer des jouets à pousser ou des parcours de motricité permet d’encourager l’équilibre et la coordination, tout en laissant l’enfant libre de ses mouvements. Les trotteurs et youpalas, eux, peuvent freiner la progression : mieux vaut s’en passer.

Quand il s’agit de choisir des chaussures, privilégiez la légèreté, la souplesse et une semelle antidérapante. À la maison, rien ne remplace le contact direct avec le sol : marcher pieds nus favorise le développement de la voûte plantaire et renforce les muscles. Plusieurs marques se sont spécialisées dans des modèles adaptés, comme Ma Petite Pointure, Littleyogasocks ou encore Papate, qui mise sur les matières naturelles.

Si la marche tarde à venir après 18 mois ou si vous remarquez des signes atypiques dans la motricité, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé. Les réseaux de la petite enfance, tels que Babilou ou Les Petits Chaperons Rouges, sont aussi là pour orienter les familles et proposer un accompagnement sur mesure.

Voici quelques repères pour accompagner cette période unique :

  • Un environnement sécurisé et stimulant, pour encourager l’autonomie.
  • Des jeux qui favorisent l’équilibre, la curiosité et la liberté de mouvement.
  • Des chaussures adaptées, ou la marche pieds nus pour développer la proprioception.
  • Un appui possible auprès de professionnels de santé si des questions persistent.

Un jour, sans prévenir, votre enfant quittera le bord du canapé et tracera sa propre trajectoire, vacillante mais déterminée. Et ce jour-là, chaque hésitation passée résonnera comme un premier élan vers la découverte du monde.

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